Origine du nom 

Le nom d’Argelliers pourrait être un emprunt d’un mot celte ou gaulois qui fut par la suite transformé par les habitants. Ils nommaient le village « ARJIES » du latin « Ager-illicum », signifiant « champs d’yeuses ». En admettant cette explication, on peut dire que la commune d’Argelliers appartient à cette nombreuse classe de villages et de hameaux qui ont emprunté leur nom au règne végétal.

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Vue aérienne de la table rocheuse du Roc de Pampelune, Face Nord, cliché MCC, M. Olive_Pays Cœur d’Hérault

La commune d’Argelliers appartient au canton d’Aniane et est située à 19 km au nord-ouest de Montpellier. Sa superficie de 5029 hectares la place parmi les plus grandes communes du département. De par sa forme originale, Argelliers partage ses limites avec de nombreuses communes : Saint-Martin-de-Londres, Causse-de-la-Selle, Viols-le-Fort, Puéchabon, Murles, la Boissière, Vailhauquès et Montarnaud.  Le fleuve Hérault, le ruisseau du Coulazou, et le ruisseau de Gassac sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune.

Histoire d’Argelliers

Le site de la commune d’Argelliers semble avoir de tout temps été habité. La première présence décelable de l’homme remonte à la préhistoire où de nombreux vestiges de tumulus, de dolmens et de grottes sépulcrales ont été retrouvés. Les traces de l’invasion romaine  laissent penser qu’Argelliers aurait existé dès le commencement de l’ère chrétienne. De cette époque, des traces d’une villa gallo-romaine dans le hameau « Les Pradasses », ont été découvertes ainsi que de nombreuses pièces de monnaie à l’effigie des empereurs romains. Puis, les colonisations suivantes laissèrent d’autres vestiges comme celui d’un cimetière wisigothique à Saint-Jean-de-Combejargues (actuel mas de Cournon).

C’est probablement au début du IXe siècle qu’Argelliers est devenu un village autour duquel gravitaient 15 hameaux. Sa naissance semble étroitement liée à l’arrivée de Benoît d’Aniane, né en 751. Celui-ci reçoit de Charlemagne et Louis le Débonnaire divers biens, plusieurs hameaux et domaines, qui allaient former Argelliers. D’ailleurs, quatre de ces hameaux remontent au IXe siècle. A savoir : Pailhès, Saugras, Mas de Cournon et Prax, qui furent donnés par Louis le Débonnaire à l’abbé d’Aniane lequel, en qualité de seigneur, les a transmis à Argelliers. C’est donc Saint-Benoît d’Aniane qui fut probablement le premier seigneur d’Argelliers, mais comme il n’y résidait pas, celui-ci délégua ses droits à des bayles et à des curés.

Au niveau de ses ressources économiques, la commune a été prospère dès le Moyen Age. Comme beaucoup de communes du Languedoc, ses revenus étaient basés sur la polyculture. Puis, au XIXe siècle, son économie se recentra sur la production des vins et des raisins de table.

Pendant des siècles, la population d’Argelliers s’est maintenue entre 300 et 400 habitants, y compris celle des hameaux (constituée essentiellement de bergers et de domestiques) qui pouvait s’élever, tout au plus, à une centaine de personnes. Tout laisse supposer que pendant très longtemps, le village resta enfermé sur lui-même, à l’intérieur des remparts. Groupé entre le château qui dominait la plaine et la chapelle Saint-Etienne, il se composait essentiellement de maisons à un seul étage, de part et d’autre de ruelles étroites. De ces remparts, on ne retrouve aujourd’hui que peu de vestiges. Seule une tour existe encore avec de part et d’autre l’amorce de l’ancien chemin de ronde. Victime de l’agrandissement du village sur l’extérieur, ces remparts ont dû subir au fil du temps de nombreuses agressions. En ce qui concerne le château, il s’est trouvé dans un tel état de ruine, qu’il a fait place en 1856 à l’église actuelle d’Argelliers.

Les archives ne conservent aucun souvenir de ce monument. Sur le cadastre Napoléonien du début du XIXe siècle, on peut noter que l’emplacement du château est porté en tant que four communal. Les seuls vestiges que nous ayons aujourd’hui, sont quelques pierres taillées récupérées lors de sa démolition et éparpillées dans diverses constructions du village. La chapelle Saint-Etienne, située à quelques mètres du château, était une église romane édifiée au XIIe siècle. Dès 1825, il apparaît que l’ancienne église dédiée à Saint-Etienne était trop exigüe pour accueillir l’ensemble des paroissiens. Un projet de construction d’une nouvelle église voit alors le jour. Alors que l’actuelle église est édifiée au milieu du XIXe siècle, la chapelle est désaffectée en 1850. Par la suite, cette ancienne église servit pendant quelques années de lieu de réunion aux membres de la confrérie des Pénitents Blancs. En 1941, elle n’est plus qu’une grande sacristie qui sert de salle de récréation puis d’entrepôt, jusqu’à sa réhabilitation en 1994. Aujourd’hui, la chapelle, classée au titre des Monuments Historiques, se nomme la salle Saint-Etienne et sert à accueillir les mariages, les expositions et les spectacles.

Si le château d’Argelliers a été détruit, la commune conserve la configuration des villages médiévaux.  De plus, le territoire communal possède un riche patrimoine, comme la chapelle romane de Sainte-Foy, dans le hameau de Santa-Fé (à 9 Km d’Argelliers), ou encore le site du Roc de Pampelune, petite agglomération de hauteur, créée ex nihilo dans le dernier tiers du Ve siècle.

 

 

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