Histoire 

Le Roc Castel est à 752 mètres d’altitudes et domine le village. Dernier bastion de défense, le site du Roc-Castel est probablement antérieur à notre ère. En effet, cet abri naturel a pu servir d’habitat provisoire à des populations semi-nomades et ce, dès la fin du Néolithique. Depuis le Xe siècle, les évêques de Lodève sont aussi les seigneurs du Caylar. C’est grâce à eux que le château fut construit au XIIe siècle. La première famille qui bénéficia de ces dispositions fut les « de Lodève » en 1187. Ils  étaient, au XIIe siècle, les seigneurs justiciers du Caylar. Pendant tout ce temps, il n’est cependant pas impossible qu’une coseigneurie ait été mise en place. En revanche, on sait que la famille de Bermond du Caylar conserva la seigneurie du XIVe jusqu’au XVIIIe siècle. La première mention d’un « castel » date de 1128. Il paraît tout à fait plausible de dater la partie la plus ancienne, de cette époque. La construction de l’ensemble a dû être terminée durant la seconde moitié du XIIIe siècle. Bernard Gui, évêque de 1324 à 1331, fut le premier prélat à s’être affronté aux habitants du Caylar pour l’entretien et la garde des bâtiments castraux. Une situation qui perdurera au cours des siècles suivants. Ainsi, au XIVe siècle, l’évêque Robert de la Vie dut attendre l’issue d’un procès qui l’opposait aux habitants pour mettre en place, avec les consuls, un dispositif de garde du château en période de paix et de guerre. Un siècle plus tard, l’évêque Michel Lebœuf dut faire intervenir l’autorité royale pour obtenir que les

Description 

Caylarens acceptent d’effectuer l’entretien du château. Cependant, à la suite des troubles religieux des XVIe et XVIIe siècles, le château et ses murailles furent démantelés sous l’ordre du cardinal Richelieu.

Le Roc-Castel témoigne d’une organisation défensive unique en son genre. Des aménagements divers le composent. A commencer par le château qui fut sûrement édifié au XIIe et XIIIe siècles, avant d’être remanié aux XVe et XVIe siècles. Autrefois, cœur de la cité, il n’en reste aujourd’hui que quelques vestiges épars. Les ruines du château se limitent à une belle arcature en hauteur, encore sommée par des éléments de couverture. En reprenant la montée, à droite, une murette de soutènement, percée de quelques marches, permet d’accéder à un terre-plein qui vient butter contre le rocher. Des travaux de restauration effectués il y a quinze ans, ont permis d’identifier en ces lieux, un lavoir dont les arrivées d’eau se trouvaient dans le rocher. Légèrement plus haut, à gauche, une belle bâtisse caractéristique de l’architecture du XVe et du XVIe siècle, est construite en oblique par rapport à la voie. En poursuivant le chemin, on trouve le Plan de l’Olm qui est une placette permettant d’accéder à un Belvédère. Ce dernier est le reste d’une salle fortifiée ou d’une tour du château. En ce qui concerne la chapelle Notre-Dame-de-Roc-Castel, elle fut construite au XIIe siècle et détruite au XVIe siècle, durant les guerres de Religion. Reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, la chapelle castrale est le seul vestige du Roc-Castel encore intact. Au-dessous de la chapelle, à droite de la rue, on devine un escalier taillé en partie dans la roche qui permet de monter au clocher. Au sommet de cette piste, sur la gauche, se dresse les ruines de la maison claustrale qui reliait autrefois le clocher à l’église. Nettement séparé de l’église, le clocher carré était jadis surmonté d’un toit à quatre pentes qui a été supprimé en 1920. En sortant de la chapelle, l’ascension vers le Roc-Castel continue. Véritable « rocher-château », cet ensemble rocheux surprend par le nombre de ses aménagements. Ces derniers sont difficilement datables mais leur fonction de forteresse naturelle est évidente. On distingue des escaliers, des parapets, des banquettes et des arasements qui ont dû permettre à une population vivant dans cette partie haute de s’y retrancher en cas de nécessité.
Offrant un large panorama sur le Larzac, le Roc-Castel rayonne par son riche passé historique témoignant d’un des plus ingénieux systèmes défensifs du Languedoc. La particularité du Roc-Castel et du village du Caylar, c’est de se trouver à la limite de deux formations géologiques. Entre les calcaires dolomitiques du Larzac à l’ouest et au nord et les calcaires siliceux bajociens du sud, le site  possède un paysage des plus atypiques.Des marches taillées le long du belvédère devaient permettre l’accès à une palissade qui fermait l’enceinte naturelle. A la descente du roc, côté nord, on trouve un lieu énigmatique, nommé les écolettes.  Celles-ci forment, au centre du Roc-Castel, une sorte de « salle des gardes ». En contrebas, se trouvent les Rochers Jumeaux qui offrent, à leur point de jonction, une fenêtre d’observation sur une partie du plateau. Ces deux énormes monolithes ont reçu plusieurs aménagements. Ainsi, on peut distinguer à droite, un parapet qui est découpé dans le sommet arasé.  Et à gauche, on trouve des marches taillées sur la partie sommitale.

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Chaos du Caylar, Martin Philippe

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