Origine du nom

En 990, la mention du castro Morecino offre un excellent point de départ sur le toponyme de Mourèze. Cette dernière note une prononciation vernaculaire « mo’redzen » dont dérivent les formes occitanes Moreze en 1162 et Mo’redze en 1185. Par la suite, on trouve en 1247/48 et au XVIe siècle, la latinisation de Mo’reze qui devient Moresio. Ce n’est qu’à partir de 1622 que les formes françaises de Moreze et Mourèze font leur apparition.

Localisation (cliquer pour accéder à Google Maps)

Entouré par les communes de Liausson, Villeneuvette et Salasc, le village de Mourèze est situé à 33 km au nord-est de Béziers. Le ruisseau de Creissels,  du Mas Gabel et du Lavadou sont les principaux cours d’eau qui traversent la commune.

Histoire

Situé à 250 mètres d’altitude, le village de Mourèze offre un des paysages ruiniformes les plus anciennement signalés de France. L’homme a tiré parti de ce cadre depuis au moins le Néolithique.  Dès cette époque, une  petite agglomération s’est en effet constituée dans un enclos naturel.

On ignore cependant l’origine du village actuel. Les vestiges gallo-romains, éparpillés autour du village démontrent son occupation ancienne. C’est en tout cas autour de l’un des plus imposants piliers dolomitiques que le village s’est peu à peu structuré.  La commune apparait dans les sources littéraires dès 990, sous le nom de Castro Morecino. C’est donc depuis le Xe siècle que la vie locale s’est organisée autour de sa forteresse ancienne.

Village « en circulade » à partir du  Roc Castel, ce dernier permettait de contrôler les marges méridionales de la cité de Lodève (frontalière avec celle de Béziers), mais aussi un vieil itinéraire qui mettait en contact le bassin moyen de l’Hérault avec les monts d’Orb. Cette vieille place forte agrandie et remodelée tout au long du Moyen-âge, passa dans la sphère d’influence des seigneurs de Clermont et fut abandonnée au seuil de l’époque moderne.

En ce qui concerne son économie, Mourèze vivait essentiellement de la polyculture pendant l’époque médiévale. De nos jours, c’est surtout son patrimoine qui demeure sa principale ressource.

Labélisé plus beau village de France, on s’aperçoit que le village, groupé sous la paroi verticale de la roche, confond la patine de ses murs avec la grisaille des roches qui l’entourent.

 

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Village de Mourèze, Office de Tourisme du Clermontais

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Village de Mourèze, Office de Tourisme du Clermontais

Ce  sont en fait les mêmes pierres venues du Cirque qui ont servi à ses reconstructions successives.

La configuration du village a su garder son organisation médiévale en  « circulade », où les maisons convergent vers le clocher de l’église gothique dédiée à Sainte-Marie qui date du XIIIe siècle. C’est également à cet endroit que l’on trouve les ruines du château. Au bas du village, le long du ruisseau des Pores, un petit parc  abrite l’antique fontaine de l’Ange, encore munie de sa pompe à roue. Une seconde fontaine irrigue également ces lieux. Faite en marbre rouge, celle-ci date du début du XXe siècle et servait à l’origine d’abreuvoir et de lavoir.

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