Origine du nom                                                  

L’étymologie d’Octon pourrait provenir d’ « octavianum » ou « villa d’octavius ». Il pourrait aussi s’agir de la forme latino-gauloise « octaviomagos » qui signifie « le village-marché de la huitième borne romaine ». A cette époque, il y avait, en effet, des bornes militaires sur les routes romaines à égale distance les unes des autres.

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Octon fait partie du canton de Lunas. Commune de 426 habitants, le village est situé sur les bords du lac du Salagou, dans un environnement de garrigues et de vignes.

Histoire

Le village est entièrement construit sur la « ruffe ». Cette roche donne toute la singularité au paysage d’Octon, marqué par un sol et des roches rouges. Les « ruffes » sont d’épais dépôts sédimentaires, accumulés il y a environ 265 millions d’années et pouvant atteindre jusqu’à 3 000 m d’épaisseur. Leur couleur est due à la présence d’oxydes de fer. Entre 1.9 et 1.4 millions d’années, des montées de lave basaltique ont traversé « la ruffe » et se répandues dans des vallées. Depuis, l’érosion a déblayé « la ruffe » tendre qui entourait la lave et les coulées, plus résistantes, se retrouvent maintenant en hauteur, en inversion de relief.

L’occupation humaine s’est manifestée de bonne heure puisque les dolmens de Toucou attestent une présence  qui remonterait aux IVe et IIIe millénaires avant notre ère.

La présence de « ruffes » rendait difficiles les cultures sur ces sols argileux et imperméables.   L’habitat et les exploitations agricoles d’Octon se sont adaptés à ces contraintes naturelles. Ainsi, le village a été, dans un premier temps, formé de huit petits hameaux situés sur des mamelons de ruffes          : Lauzières et Ricazouls (aujourd’hui inhabités), le Mas de l’Eglise, le Mas de Ruffas, le Mas de Carles, le Mas de Clergues, le Mas de la Viale et le hameau de l’Hébrard. Puis, l’extension progressive du bâti a donné la morphologie du village actuel qui a pour limites naturelles le lac du Salagou du sud à l’est, et le Lignous de l’ouest au sud.Dans les vallées, la succession d’épisodes de creusement et de remblaiement, après la venue des basaltes, a créé des terrasses composées de galets transportés par les cours d’eau. Ces zones plus fertiles ont permis l’installation de la vigne. Mais le problème récurrent du manque d’eau freinait les activités agricoles. L’aménagement du lac du Salagou en 1968 a fourni les apports d’eau nécessaires à une diversification des cultures. Ainsi, cette irrigation favorisa le développement de la viticulture d’Octon et contribua à la prospérité de la commune.

 

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Office de Tourisme du Clermontais

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Office de Tourisme du Clermontais

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Office de Tourisme du Clermontais

L’histoire médiévale d’Octon est  étroitement liée au destin de la famille de Lauzières qui possédait le château fort voisin, construit au XIIe siècle. En 1308, l’église du château de Lauzières devient paroissiale. Une population nombreuse vivait autour du château et formait un hameau animé. Beaucoup plus tard, en 1790, Octon devient canton, lors de la division de la France en départements. Ce canton fut supprimé par un arrêté des consuls le 3 brumaire de l’an X.

Comme pour beaucoup d’autres communes voisines, l’économie d’Octon repose sur  la viticulture depuis le XIXe siècle. En 1964, la commune Saint-Martin-des-Combes, autrefois limitrophe de celle d’Octon, est rattachée à cette dernière. Actuellement riche de plus de 400 habitants, sur une superficie totale de 2.181 hectares, Octon connaît des activités agricoles et viticoles prospères et se caractérise par son paysage original.

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